« J’avais rêvé enfant,  de construire une belle vie de famille,  de pouvoir ressentir la stabilité, offrir à mes enfants un cadre, un modèle classique. Et puis avec la séparation, toute cette belle image s’est transformée. Je culpabilise tellement  de ne pas avoir su offrir cela a mes enfants. »

Ce qui se passe pour le parent

Nous avons souvent tendance à nous construire sur des modèles « idéaux ». Pour grandir, l’enfant que nous avons été a eu besoin de créer un monde sécurisant, ou l’amour était  fluide, protecteur et durerait toujours. L’enfant étant par définition dépendant de son environnement, il crée des images mentales qui vont dans ce sens «  Plus tard je me marierai et ce sera un grand bonheur ! ».

Puis nous faisons des expériences et nous devenons adulte. La réalité est parfois tout autre. Séparation, chagrin d’amour,  déception. Nous pouvons tomber de haut. Pourtant, au delà de la souffrance que l’on peut ressentir au moment de la séparation , ce qui peut nous faire souffrir c’est de se raccrocher aux images, aux modèles de perfection que nous avions tant espérer. «  Ce n’est pas ce que je voulais pour mon enfant, c’est de ma faute, j’aurais aimé que cela se passe autrement » tant de petits mots intérieurs qui empêche d’avancer. Nous finissons par culpabiliser d’un modèle familial parfait qui n’existe pour personne en réalité hormis les contes de notre enfance auxquels une part de nous croit encore.

En terme de développement psycho-affectif, pour grandir, l’enfant a besoin de rêve, de penser aux mariages, au bonheur, autant qu’il en a besoin. Cela lui créer un refuge intérieur, même si ses parents sont séparés. Il a en besoin pour croire en l’avenir.

L’adulte lui a besoin de se confronter au réel, sans modèle ou idée préconçue de l’amour ou encore de la bonne manière d‘élever un enfant. L’important étant de pourvoir faire de notre mieux chaque jour en vivant dans le présent, dans le corps,  et non dans l’idée  parfaite que l’on avait de la vie.

Mon conseil

C’est normal d’avoir tendance à culpabiliser, surtout en tant que parent. Si ce sentiment vous gène, posez vous un instant, dans un endroit tranquille pour repenser, écrire ou dessiner sur une feuille le modèle de famille que vous rêviez plus jeune.

Sur une autre feuille, écrivez ou dessinez votre environnement actuel ; c’est à dire vous, adulte,  avec tous le pouvoir d’action que vous avez aujourd’hui (à la différence de quand vous étiez enfant et dépendant du bon vouloir des vos parents pour construire votre bonheur). Réinventez votre propre modèle, en fonction de vous, de votre tempérament, de vos enfants, de vos réelles envies et non celle de la société.  Et repartez plus léger pour cette nouvelle année.

Florence MILLOT, psychologue.

En savoir plus : http://www.psychologuepourenfant.fr

 

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